ENLÈVEMENT DE MONSIEUR ONOKOMBA SHAKO NATHANAËL :
APPEL A SA LIBÉRATION IMMÉDIATE ET SANS CONDITION

Le 5 janvier 2026 à 15h30, alors qu’il venait d’animer une conférence citoyenne, notre client, le Citoyen Onokomba Shako Nathanaël, Leader du mouvement Jeunesse Extra-Système, a été enlevé par des hommes armés et cagoulés se présentant comme membres du Conseil National de Cyberdéfense, au sortir de la Salle Paquebot située non loin de l’Université Pédagogique Nationale (UPN), dans la Commune de Ngaliema, à Kinshasa. Depuis, les raisons de son enlèvement et les lieux de sa séquestration restent inconnus et inaccessibles à sa famille et à ses conseils.
Cet acte d’une violence inouïe constitue une violation flagrante des procédures légales en matière de privation de liberté qui prescrivent que nul ne puisse être arrêté ou détenu en dehors des garanties prévues par la Constitution et les lois en vigueur. L’usage de la force contre un citoyen non-armé ayant un domicile fixe et connu, l’absence de mandat, et le recours à des méthodes de terreur sont autant de preuves d’un enlèvement arbitraire, assimilable à une atteinte grave aux droits fondamentaux.
Nous rappelons solennellement que :
- La Constitution de la République Démocratique du Congo garantit la liberté d’expression et de réunion ainsi que l’exercice des droits politiques par tout citoyen.
- Les organes de sécurité, placés au service de l’Etat, ont pour mission de protéger les citoyens, non de les intimider ou de les réduire au silence.
- L’arrestation et la détention d’un citoyen, en plus d’être des mesures exceptionnelles, doivent être strictement encadrées et respecter les droits de la défense consacrés par la Constitution et les Lois en vigueur.
L’enlèvement de notre client constitue une violation manifeste des articles 17 à 20, 23, 26 et 182 de la Constitution de la RDC, ainsi que des principes universels des droits de l’homme. En conséquence, nous exigeons sa libération immédiate et sans condition, et appelons à la responsabilité des autorités compétentes pour mettre fin à ces pratiques contraires à l’État de droit.
La liberté d’expression et l’engagement citoyen ne sont pas des crimes.
Fait à Kinshasa, le 6 janvier 2026
| Me Godefroy K. MWANABWATO Avocat ONA 8537 |