Droits Humains : Un appel collectif à la libération immédiate du militant Jedidia Mabela


Du 16 au 17 août 2025, le gouvernement provincial de la Tshopo a financé et organisé deux concerts publics
de la chanteuse Rebo Tchulo en l’honneur de Félix Tshisekedi.
Alors que la population de Kisangani et d’autres entités attendent désespérément des solutions concrètes
aux problèmes urgents d’électricité, d’eau potable et de sécurité, ces fonds publics ont été dilapidés dans
un divertissement sans impact réel sur la vie quotidienne des citoyens.
Comme si cela ne suffisait pas, le 30 août 2025, un proche du gouverneur a publiquement accusé, de
manière infondée, les militants du mouvement citoyen LUCHA d’être les « ennemis de la province ». Sur
injonction du gouverneur, une vague de répression, de menaces et d’intimidations s’est immédiatement
abattue sur eux : Jedidia Mabela a été arrêté par le parquet près le tribunal de paix de Makiso et condamné
à six mois de prison, Zacharie Kingombe est porté disparu, tandis que plusieurs autres militants vivent
désormais sous une pression permanente.
Ce climat de terreur et de chasse à l’homme, d’intimidations et d’arrestations arbitraires illustre la dérive
d’un gouvernement provincial sans vision ni plan d’action pour améliorer les conditions de vie de ses
habitants.
Face à cette situation, nous exigeons :

  • La libération immédiate et sans condition de Monsieur Jedidia Mabela ainsi que toute la lumière
    sur la disparition de Zacharie Kingombe ;
  • La cessation des pratiques brutales et de répression politique contraires à la constitution et aux lois
    nationales visant à construire un véritable État de droit ;
  • L’Assemblée provinciale doit exercer pleinement son pouvoir de contrôle sur l’utilisation des plus
    de 150 millions de francs congolais consacrés à ces évènements culturels tels que les concerts, alors que les besoins vitaux de la population demeurent ignorés et la misère se perpétue. Cette situation ne peut laisser personne indifférent. Nous interpellons vivement le Ministre national des Droits humains afin qu’il s’implique sans délai, afin de diligenter une enquête sur ces cas de violations des droits humains et de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les militants, rétablir la justice et garantir le respect des libertés fondamentales dans la province de Tshopo.
    Aujourd’hui, il est urgent que la société civile, les mouvements citoyens, l’opposition politique, les
    journalistes, et tout Congolais épris des valeurs de paix, de justice et de démocratie se lèvent pour dire NON à la terreur, NON aux abus.
    La restriction des libertés publiques et la répression des voix dissidentes et critiques à Kisangani semblent être en cohérence avec la politique gouvernementale de répression politique et de restriction de l’espace civique partout en République démocratique du Congo.
    Fait à Kisangani, le 04 octobre 2025
    Ont signé :
  1. Valet Chebujongo,
  2. Bienvenu Matumo,
  3. Richard Mandoka,
  4. Jo Samba,
  5. Agnès Mushengezi,
  6. Shukuru Chintu,
  7. Isaac vihamba,
  8. Jérôme KATUSI KALOME,
  9. Rufus Enyela,
  10. Christian Balewa Mahamba,
  11. ASSY KATAVALI MELLIA
  12. Rachel AMANI
  13. ⁠Nadine KAMPIRE
  14. HD Musasa
  15. Crispin TSHIYA
  16. Luther PAZAPUI
  17. Augustin Beya
  18. Benjamin Amuri/Filimbi
  19. ⁠Ormiel Mihigo
  20. Yves kimpunga
  21. Samuel ABIBA
  22. Patrick AWANE
  23. ⁠Aaron Cimanga
  24. Guellord tchembe
  25. Abel LOLA
  26. Joël Boengela
  27. ⁠Bénédiction Murhabazi
  28. Godefroy K. Mwanabwato
  29. Idriss Makengo
  30. ⁠Best Mulamba
  31. ⁠Emmanuel Mabunguta
  32. ⁠Guylain Ngunza
  33. ⁠Bertrand Ipakala
  34. ⁠Tony Ndzoli
  35. ⁠Fabrice Mboma
  36. ⁠Didier Mbomba
  37. .JAY BAHIZIRE
  38. RAMAZANI MUTEBA LAWAMO
  39. JEAN-PIERRE KASMA
  40. Wanny S-King
  41. ⁠Trésor Muteba
  42. Queen Mwanze
  43. Jean Mangapi
  44. Thérèse NYEKOYI
  45. Souaze Kisaka
  46. Duc M’buyi
  47. MUGISHO BIRINDWA Baraka
  48. Jospin Kanane
  49. Boston ENDEMBOLA
  50. Prince Kilundu
  51. Peter Hamuli
  52. ⁠Jean-Luc MAROY
  53. Jean koki chebujongo
  54. Kanyere Mutuho Charmante
  55. ⁠AMANI Baila Divine
  56. ⁠Zaché Kombo
  57. ⁠Abdou Khafor Kandji
  58. Jacques Issongo
  59. ⁠Gentil Sefu
  60. ⁠Liege Ngoy
  61. Julio Mulanga
  62. ⁠Raguy ATAYAKA
  63. Venas mitavo
  64. Bienvenu MATANDA
  65. Patient Gany
  66. Grâce Ndolo
  67. Kombi kakule
  68. ⁠Depaul Bakulu
  69. Loswire Shabani
  70. Espoir Ngalukiye
  71. ⁠Vianney Mundeke
  72. Anderson Mukwe
  73. Joan Merveil Katumbayi
  74. Alain Kalala
  75. Seth Ndamba
  76. Jean-Paul ALUA
  77. MUHIMA ISSA
  78. Franck BAHASA
  79. Blaise Bapeli
  80. Miriam MONDO
  81. Winny mbula malengera
  82. Rachel BUTACHA
  83. Benjamin KADIEBUE KAPENA
  84. KASHIBA Léonard Patrick
  85. Ayuza Mabizi Germain
  86. Christian AKPOKI
  87. Angelus KAMBALE
  88. Ben BAHATI NICH
  89. Albert Kabeya Mbuyi
  90. Moïse hangi philosophe
  91. ⁠Benjamin Mungedi
  92. ⁠Stéphanie MBAFUMOJA


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13 Responses

  1. RT @KabambiJr on X

    The people of #Kisangani and beyond are left abandoned, still waiting for answers to the most basic and urgent needs: electricity, clean water, and security. Yet, instead of investing in these essentials, the authorities waste public funds on hollow celebrations that do nothing to improve people’s daily lives.

    And as if neglect were not enough, repression deepens. Jedidia Mabela ( @jedidia_mabela) has been unjustly arrested by the prosecutor at the Peace Court of #Makiso and sentenced to six months in prison. Zacharie Kingombe has disappeared without a trace. Other activists now live under constant surveillance and intimidation a clear strategy to crush resistance and silence every voice that dares to speak truth to power.

    #FreeJedidia
    #FreeLUCHA
    #KisanganiDeservesBetter
    #ReleseaseJedidia

    @PresidencyDRC @Presidence_RDC
    @amnesty, @hrw, @frontlinedefenders, @fidh_en @KabambiJr @DirkSHAKA @LuchaRDC @AfricansRising @jedidia_mabela @matumo_b @AAfrikki
    #FreeDRCActivists

  2. L’activisme n’est pas un crime, c’est une voix pour la justice et la vérité. Réduire un activiste au silence, c’est étouffer l’espoir d’un peuple.
    L’activisme, c’est l’amour du pays 🇨🇩 en action.
    Libérez Jedidia

  3. Je suis profondément attristé et indigné de constater une fois de plus l’instrumentalisation de notre gouvernement. Pourquoi arrêter un innocent qui n’a fait qu’élever sa voix pour la justice et le bien-être de notre peuple ?

    La lutte pacifique n’est pas un crime, c’est un droit et un devoir citoyen. Arrêter un militant engagé, c’est chercher à faire taire l’espoir de toute une génération.

    Nous exigeons avec force et détermination la libération immédiate de Jedidia Mabela, car défendre la vérité et revendiquer la justice n’a jamais été, et ne sera jamais, une faute.

    La voix du peuple ne s’éteindra pas !

  4. 🦁 LION DAMIEN CLUB
    Organisation internationale de promotion des droits humains, de l’éducation et de la gestion des conflits et crises

    Le Lion Damien Club, fidèle à sa mission de défense des droits humains et de la dignité humaine, exprime son indignation et sa profonde préoccupation face aux récentes violations des libertés fondamentales dans la province de la Tshopo.

    Du 16 au 17 août 2025, le gouvernement provincial a financé, avec plus de 150 millions de francs congolais, deux concerts de la chanteuse Rebo Tchulo en l’honneur de Félix Tshisekedi. Cela, alors que la population de Kisangani et d’autres entités attend toujours des solutions urgentes à des problèmes vitaux tels que l’électricité, l’eau potable et la sécurité.

    Le 30 août 2025, un proche du gouverneur a publiquement accusé les militants du mouvement citoyen LUCHA d’être les « ennemis de la province ». Cette déclaration irresponsable a ouvert la voie à une vague de répression contre des citoyens dont le seul tort est d’exercer leurs droits civiques.
    C’est dans ce contexte que Jedidia Mabela, militant de la LUCHA, a été arrêté et condamné à six mois de prison pour avoir simplement dénoncé la mauvaise gouvernance et l’usage abusif des fonds publics. En exerçant son rôle légitime d’activiste citoyen, il a été injustement qualifié d’« ennemi » alors qu’il incarnait l’esprit même de la démocratie participative.
    Dans le même temps, Zacharie Kingombe est porté disparu et plusieurs autres militants subissent menaces, intimidations et traques incessantes.
    Ce climat de peur et de terreur est une insulte à la Constitution de la République démocratique du Congo, et ternit gravement l’image d’un pays qui occupe pourtant une place au sein du Conseil des droits de l’homme.

    Face à cette dérive antidémocratique, le Lion Damien Club exige :
    La libération immédiate et sans condition de Jedidia Mabela, arrêté uniquement pour avoir exercé son droit de critique citoyenne.
    La vérité complète sur la disparition de Zacharie Kingombe.
    La cessation immédiate de la répression politique, des arrestations arbitraires et des intimidations visant des militants pacifiques.
    Une enquête transparente et indépendante sur l’utilisation abusive des fonds publics destinés aux concerts, alors que la misère et les besoins essentiels de la population demeurent ignorés.
    L’implication sans délai du Ministre national des Droits humains, afin de garantir la protection des militants, le rétablissement de la justice et le respect des libertés fondamentales dans la province de la Tshopo.

    En tant que membre du Conseil Économique et Social des Nations Unies (ECOSOC), le Lion Damien Club annonce qu’il transmettra officiellement cette dérive grave au Secrétariat Général des Nations Unies et qu’il mènera une campagne auprès des autres organisations affiliées afin de dénoncer ces comportements qui alimentent un climat déjà marqué par les conflits et l’instabilité dans notre pays.
    Le Lion Damien Club lance un appel pressant à la société civile, aux mouvements citoyens, aux partis politiques, aux journalistes et à chaque Congolais attaché aux valeurs de paix, de justice et de démocratie pour dire d’une seule voix :
    NON à la terreur,
    NON aux abus,
    NON à la restriction des libertés publiques.
    Car un peuple qui se tait face à l’injustice devient complice de sa propre oppression.

    Fait à Kinshasa, le 4/10/2025
    Pour le Lion Damien Club
    Kashiba Léonard Patrick
    Président Général

    1. Merci au Lion Damien Club pour ce message et pour son engagement renouvelé en faveur de la défense des droits humains.

      1. C’est à la fois un grand plaisir et un devoir, Maître Gaudefroid — non seulement constitutionnel mais aussi profondément humain. Nous ne nous laisserons jamais intimider.

  5. 🦁 LION DAMIEN CLUB
    International Organization for the Promotion of Human Rights, Education, and Conflict & Crisis Management

    The Lion Damien Club, true to its mission of defending human rights and human dignity, expresses its indignation and deep concern regarding the recent violations of fundamental freedoms in the Tshopo province, Democratic Republic of Congo.

    From 16 to 17 August 2025, the provincial government allocated over 150 million Congolese francs to finance two concerts by the singer Rebo Tchulo in honor of President Félix Tshisekedi. This occurred while the population of Kisangani and surrounding areas continue to wait desperately for urgent solutions to vital problems such as electricity, clean drinking water, and security.

    On 30 August 2025, a close associate of the governor publicly labeled members of the LUCHA citizens’ movement as “enemies of the province.” This irresponsible statement unleashed a wave of repression against citizens whose only act was to exercise their civic rights.
    In this context, Jedidia Mabela, a LUCHA activist, was arrested and sentenced to six months in prison solely for denouncing bad governance and the misuse of public funds. While fulfilling his legitimate role as a civic activist, he was unjustly branded an “enemy,” when in fact he embodies the very spirit of participatory democracy.
    At the same time, Zacharie Kingombe has gone missing, and several other activists are living under constant threats, intimidation, and persecution.
    This climate of fear and oppression is a blatant insult to the Constitution of the Democratic Republic of Congo and severely damages the image of a country that currently holds a position within the United Nations Human Rights Council.

    In the face of this alarming democratic decline, the Lion Damien Club demands:
    The immediate and unconditional release of Jedidia Mabela, arrested solely for exercising his legitimate right to civic criticism.
    Full disclosure of the circumstances surrounding the disappearance of Zacharie Kingombe.
    An immediate end to political repression, arbitrary arrests, and intimidation against peaceful activists.
    A transparent and independent investigation into the abusive use of public funds allocated to concerts, while the population’s essential needs remain ignored.

    The urgent involvement of the National Minister of Human Rights to ensure the protection of activists, the restoration of justice, and respect for fundamental freedoms in the Tshopo province.

    As a member of the United Nations Economic and Social Council (ECOSOC), the Lion Damien Club declares that it will formally transmit this grave situation to the United Nations Secretary-General and will launch a campaign with other affiliated organizations to expose and denounce these practices, which only worsen an already fragile climate of conflict and instability in our country.
    The Lion Damien Club urgently calls upon civil society, citizens’ movements, political parties, journalists, and every Congolese committed to the values of peace, justice, and democracy to unite and say with one strong voice:
    NO to terror,
    NO to abuses,
    NO to the restriction of public freedoms.
    Because a people who remain silent in the face of injustice become accomplices to their own oppression.

    Done in Kinshasa, on 04/10/2025
    For the Lion Damien Club
    Kashiba Léonard Patrick
    President General

  6. De nos jours, les politiques instrumentalisent chaque jour la justice pour faire taire les opinions dissidentes et l’activisme. Ce qui est aux antipodes d’une État qui se veut démocratique.
    Jedidia est un jeune qui aspire à une société meilleure où la redevabilité primera sur la jouissance. Sa place ne doit donc aucunement être dans une géôle. C’est contraire aux droits humains et honteux à la fois.

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